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    Chers amis, je vous présente Joséphine, 18 ans, dont l'inspiration semble loin de se tarir. Pour ses seize ans, ses parents lui ont offert le privilège d'être publiée et sa première trilogie est sortie. Je vous laisse découvrir son univers en cliquant sur ce lien : http://editionsdelatribu.eklablog.fr/accueil-c442984 

    Bon voyage !


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    Joséphine Cavène-Pérez et ses nombreux écrits

    Joséphine Cavène-Pérez et ses nombreux écrits

    Joséphine Cavène-Pérez et ses nombreux écrits

     

    Voici les couvertures des trois tomes de la trilogie des Lames d'Argent.

    Pour avoir lu déjà deux tomes sur trois, je peux vous assurer que ces livres-là ne vous laisseront pas de marbre. J'en aperçois déjà certains au fond là (si-si, vous là-bas, à gauche, ne croyez pas que je ne vous ai pas remarqué avec votre air sceptique !) qui se disent "Ca y est, revoilà une histoire de Fantasy bien bateau, avec toute la recette pour le grand public : dragonniers, fées, elfes, guerriers, épées, chevaliers... Tout pour plaire, mais pas vraiment original. A ces élèves non dénués de pertinence (car c'est si commun !), je réponds : FAUX !

    Pas sur ce continent-là, messieurs-dames. Car voyez-vous, ce qui est drôle et intéressant dans ces trois romans, c'est que l'auteure prend un malin plaisir à démonter tout en finesse les nombreux clichés qui affaiblissent les livres d'aujourd'hui. Comment ? En faisant de son héros principal une sorte de looser intéressé, ancien dragonnier pillard - car dans cette histoire, les dragonniers sont des brigands, des pirates de l'air, qui pillent les villes prospères ! - qui en a eu assez de voir tous ses dragons mourir les uns après les autres dans des embuscades ratées. Du coup, il se retrouve coincé dans une taverne miteuse du vieux port de Combelune, capitale d'Orprovince depuis que l'ancienne ville-phare, Moirétoile, est tombée aux mains des brigands, en compagnie de la fée parjure Nephtys, muette comme une taupe et court vêtue, et d'Ygrégor le sorcier du cinquième niveau, tout de noir paré. Pour manger, parce qu'il faut quand-même, ils accomplissent les basses tâches que les plus riches ne peuvent se permettre de faire. 

    Alors quand on vient proposer à Deymos Lame d'argent de rapporter une épée disparue depuis des siècles au Faucon, pour cinq mille couronnes, le dragonnier déchu accepte immédiatement... sans rien savoir de cette certaine Larmoyante. Où se cache-t-elle ? A quoi ressemble-t-elle ? Que de boulot en perspective à travers ce monde à la fois beau et froid, où les Grands manipulent les Petits quand ils ne le font pas entre eux. Heureusement que les autres l'aident plus qu'un peu dans son entreprise ; rejoints par Zembria la magicienne incapable de parvenir au cinquième niveau de sorcellerie, alors qu'elle rêve déjà d'atteindre le septième et dernier niveau, la petite troupe de bras cassés va se retrouver mêlée à des histoires auxquelles elle n'aurait jamais dû être liée. 

    Fuyant le manichéisme, Joséphine Cavène-Pérez nous mêle à sa pléthore de héros aux personnalités délicieusement ambiguës et ne cesse de nous surprendre. Amoureuse de Balzac dont elle a hérité le talent de la description, elle est aussi une fan des grandes Fantasy du XX° siècle, leur ajoutant en prime le sel tout nouveau d'un humour parfois décapant. 

    C'est triste, c'est drôle, ça fait peur, c'est bourré, mais alors bourré à bloc d'action, et les révélations sont si nombreuses et si imprévisibles qu'il n'est pas rare qu'on arrête la lecture cinq minutes, le temps de reprendre son souffle. 

    Sincèrement, je vous recommande ces trois livres qui, après les nombreuses dérives de la Fantasy moderne, réinventent la grande Fantasy du siècle passé, leur redonnant un sacré coup de jeune.

    Alors n'hésitez plus, qu'attendez-vous ? Ils vous attendent sur le site précédemment donné, où un point de vente a été installé : malheureusement, faute de moyens, toutes les librairies ne sont pas desservies.

     

    Tous droits réservés : cette oeuvre est la propriété de Joséphine Cavène-Pérez

    Protégée légalement

     

     

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    Y a du nouveau côté Lames d'Argent !

     

    Voilà que le tome 3 se trouve entre mes mains, sorti tout récemment. Je m'en vais le dévorer et vous en donner quelques nouvelles, sans toutefois révéler quoi que ce soit de l'intrigue pour ceux qui seraient intéressés par les premiers tomes. Vais-je être comblée, déçue ? Surprise ?

    Dès que je le saurai, je vous dirai tout.

    En attendant, j'ai six-cents pages à engloutir alors je vous laisse, y a du boulot ! A très bientôt !

     

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    Ouahh, j'ai toujours pas parlé du tome 3 !! Sanglante est tout simplement génial, voilà. C'est un roman bourré d'action, de révélations, de mystère, et il est bien plus sombre que les deux précédents. Une pointe de mélancolie vient couler sur l'histoire et de nouveaux héros voient le jour ! J'ai adoré ce troisième tome, qui m'a fait me poser beaucoup de questions, car le lecteur est souvent berné par les habitudes de lectures que Joséphine démonte avec des héros que l'on a bien du mal à placer du côté des "gentils" et du côté des "méchants". Y a-t-il vraiment des gens biens, dans cette histoire ? Est-ce que ceux qui sauvent le monde le font réellement pour sauver le monde, et est-ce que ceux qui le détruisent agissent réellement dans ce but... ? Ah ah ! A vous de le découvrir, lecteurs, dans ce troisième tome de la trilogie des Lames d'Argent, qui promet de vous éblouir plus encore que les précédents.

     

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    Kara-djin 

     

    Vous pensiez en avoir fini avec Joséphine Cavène-Pérez ? Eh bien non, elle revient avec une nouvelle saga intitulée Kara-djin. L'histoire ? Sur Kaori, un monde brûlant où dominent les reptiles, deux peuples ancestraux s'affrontent : les Danyals, qui maîtrisent le pouvoir mythique du Vent et vivent dans les Arbres-maisons, et les Oréides, qui maîtrisent le pouvoir du Feu et qui ont réduit les Danyals en exclavage depuis quelques centaines d'années. La résistance danyale s'est organisée, mais un raid des Oréides vient d'anéantir ce qu'il en restait... Seuls trois individus en ont réchappé, et ils tentent, tant bien que mal, de se relever pour sauver leur peuple. Mais comment faire, quand on est trois ? Valna, la seule femme rescapée, porte en elle un enfant, et décide de former un héros qui sauverait les Danyals. Son fils à venir ? Non. Les Danyals ne peuvent rien contre les Oréides. Mais... si ce héros était... un Oréide lui-même ? Elevé par les Danyals ? Et qui maîtriserait autant l'art du Feu et l'art du Sabre, que celui du Vent ?

    Kara-djin promet d'être un livre passionnant. Je suis déjà envoûtée par ce mystérieur Oréide que Valna appellera... Kara-djin, justement.

    Pour lire le début de cette saga, vous pouvez vous rendre sur le site de Joséphine à cette page : http://editionsdelatribu.eklablog.fr/extraits-c489643    N'hésitez pas à vous promener sur le site, des images des personnages ont été postées !

    Kara-djin est en cours de correction et son auteure tentera bientôt de le faire publier.

     

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    Les Malédictions Anonymes

     

     

     

    C'est une très belle surprise que nous a faite Joséphine Cavène-Pérez en publiant sur le site d'écriture De Plume en Plume (lien dans la colonne de droite, rubrique "Liens") les premiers chapitres d'une autre de ses nombreuses sagas, intitulée Les Malédictions Anonymes. Changement total d'ambiance, cette fois encore : nous voilà plongés dans un monde gorgé de poésie, très aérien, où une intrigue complexe de Cour se tisse sur fond d'un royaume unissant plusieurs galaxies. Cela vous semble banal ? Vous connaissez Joséphine, rien de ce qu'elle écrit n'est banal et il n'y a pas de place pour les clichés. Loin de nous réécrire Star Wars, elle nous emmène dans un univers où ce sont les bateaux qui voguent entre les étoiles, où les Léviathans, grands comme des galaxies, nagent dans le vide, et où les personnages ont des noms et des cultures qui rappellent la Grèce antique ou l'Italie de la Renaissance, sans oublier la Germanie... Sauf que ces cultures du passé se mélangent à celle plus futuriste de ces gens qui voyagent entre les galaxies, se font servir par des valseurs, petits robots servants, et ont des cartes numériques projetées dans les airs, sans parler de leur système de communication élaboré. Il y a des mondes à lune rouge sang, à deux soleils, des mondes glacés, brûlants, ou bien recouverts d'un océan sans fin. Les architectures sont à l'ancienne, magnifiques, tout est splendide, on est totalement porté par ce rêve incroyable que nous raconte Joséphine.

    Les Malédictions Anonymes m'ont fascinée, c'est un véritable coup de coeur. L'écriture y est parfaite, raffinée, précise, poétique, il n'y a rien en trop, rien qui manque, tout est d'une justesse incroyable, et les personnages sont tout de suite attachants.Egide, Alexandre, Héraclide, Antonos... Rejoignez leur aventure en vous rendant à cette adresse, où Joséphine a déjà publié trois chapitres : http://www.de-plume-en-plume.fr/histoire/les-maledictions-anonymes-aa-cantate

    Sincèrement, allez-y, c'est juste sublime ! 


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  • Felicidad, de Jean Molla

     

    Tout d'abord, je tiens à préciser que cette chronique est la première que j'aie faite et elle est vraiment très médiocre du point de vue de la forme. Très scolaire, peu engageante, longue... Mais voilà, j'ai beaucoup aimé Felicidad et il y a plusieurs mois que je l'ai lu, aussi réécrire une chronique signifierait d'abord relire le livre, or... je n'ai pas vraiment le temps... Alors je vous laisse quand-même cette chronique, car vraiment, Felicidad en vaut la chandelle, même pour ceux qui n'aiment pas la SF.

     

     

    Beaucoup de choses à dire pour ce petit roman ! Je suppose que vous devez avoir lu les nombreuses précédentes chroniques à son propos, je vais donc essayer de ne pas trop répéter les choses. Cependant, il y a certains points que je voudrais ajouter.

    I) La couverture

    Quand on voit ça, on s'attend immédiatement à un roman de science fiction. Cette armée de visages inexpressifs nimbés d'une lueur bleutée, fait penser à l'armée de statues de la Cité Interdite, destinées à défendre l'empereur chinois jusque dans la mort. Une armée, oui, c'est le mot. Mais une armée de statues ou... de robots ? Déjà, devant cette image, on ressent un malaise, un trouble. On s'interroge... De quoi s'agit-il ?

    II) L'histoire, avant-goût

    Quand on entre dans le livre, on a l'impression d'être confronté à une nouvelle version du "Meilleur des Mondes", oeuvre fondatrice de la science fiction que nous propose l'Américain Huxley. Dans l'un comme dans l'autre, la société se veut parfaite et pour cela... La liberté des individus est supprimée de manière perverse : en apparence, ils sont libres. Mais ils sont tellement formatés à obéir aux lois sans broncher, notamment par la propagande, qu'ils agissent en fait comme des robots. Autre détail qui fait penser au "Meilleur des Mondes" : les parumains, ces imitations humaines conçues pour faire les travaux ennuyeux ou difficiles à la place des humains. Considérés comme des gadgets, des machines, ils sont dits dotés d'une imitation de conscience et sont habilement contrôlés pour obéir sans broncher. L'horreur de leurs conditions de vie se dévoile à travers tout le livre, car, savamment entremêlées à l'action, les descriptions révèlent à chaque fois un nouveau détail de fonctionnement de la société de la Grande Europe. Et puis les chapeaux du texte placés au début de chaque chapitres, sous forme de citations de différents auteurs contemporains à l'histoire, nous aident non seulement à comprendre ce monde, à mieux le cerner (notamment en le dotant d'une littérature, ce qui lui donne une consistance, un relief), mais aussi nous apporte différentes visions de la société en question, propres à chaque auteur de citation. 

    Le début : je rejoins la plupart des chroniqueurs sur ce point : on n'entre pas facilement dans le livre. Si le style des phrases ne m'a pas gêné et si le vocabulaire ne m'a pas beaucoup dérangée (j'avais lu le glossaire avant, et je vous conseille d'en faire autant^^), il est vrai que le changement de points de vue (celui de Buisson, ministre du Bonheur obligatoire, celui d'Arouet, conseiller spécial du ministre de la Sûreté intérieure...) n'aide pas le lecteur à savoir où il va, et on a du mal à s'attacher à l'un ou à l'autre narrateur. Quel est le personnage principal ? Le danger d'un tel début est que le lecteur se désintéresse de l'histoire par peur de s'ennuyer par la suite. Il est vrai qu'il est important de s'attacher aux personnages, pour s'impliquer dans l'histoire. Là aussi, c'était le défaut du "Meilleur des Mondes" : les personnages n'étaient qu'un outil pour présenter le monde en question, lui-même une critique de notre société, et le lecteur suivait l'histoire de loin. 
    Mais à partir de la 80ème page à peu près, ça y est, l'histoire démarre. Deckked s'affirme comme personnage principal et le mystère de l'enquête, d'abord difficile à cerner puisqu'on avait l'impression de savoir déjà de quoi il s'agissait, s'épaissit. Pourquoi le commanditaire de l'enquête souhaite-t-il préserver de grandes zones d'ombres dans l'affaire ? Pourquoi de nombreux intrigants trouvent-ils accidentellement la mort depuis des années déjà ? Qui sont ces étranges parumains à la force incroyable, où se cachent-ils, que mijotent-ils ? Deckked ne joue-t-il ici que le rôle d'enquêteur ?? 
    Alors les événements s'enchaînent, un à un, de plus en plus vite. Les rebondissements fusent et l'auteur, Jean Molla, s'amuse à piéger le lecteur, à le perdre, à le tromper. Du coup le suspense ne cesse d'augmenter, et alors que j'avais mis plusieurs heures à lire les cent premières pages, j'ai dévoré la suite en si peu de temps que quand j'ai refermé le livre, j'ai été surprise par ma vitesse. Et par toutes les révélations, qui vous font tomber si vous n'êtes pas assis. Finalement, le fait que l'oeuvre commence si lentement est un atout : le lecteur est d'autant plus surpris par l'explosion d'action et de révélations qui suivront. On en sort avec une très bonne impression ! Quelle enquête ! On aime Deckked, on aime certains personnages qui, pourtant, ne devraient pas l'être aux dires du camp qui se dit le meilleur, le camp parfait. On commençait l'histoire avec les points de vue de ce camp-là, et on aime les retournements de situation !
    Une petite critique cependant : Certaines révélations étaient prévisibles longtemps à l'avance. On l'oublie vite puisqu'elles sont accompagnées d'autres révélations qui vous prennent de cours. 

    III) Le(s) message(s) :

    Oui mais voilà, "Felicidad", ce n'est pas qu'un roman policier. On croit qu'il s'agit d'un simple roman d'anticipation mais... J'ai été très chamboulée par les nombreux messages qu'il nous prodigue. Détrompez-vous, il ne nous mâche pas le travail ! Pas de personnage sentencieux qui exprime les morales à voix haute, non. Juste une description d'une société qui, au départ, apparaît comme un futur imaginaire de notre monde à nous. Sauf qu'étrangement, cette société ressemble à la nôtre... Presque trait pour trait. Les choses sont-elles déformées ou bien ne sont-elles pas plutôt des métaphores pour souligner les perversités grandissantes de notre société à nous ?? Ces grandes sociétés comme Génégène qui deviennent si prospères qu'elles ont le véritable pouvoir sur l'État, cette incitation grandissante à la consommation, cette notion de Bonheur obligatoire qui rappelle l'American dream... Et je passe beaucoup de détails. Lecteurs, attendez-vous à vous horrifier à la lecture de ce livre, parce que ce qu'il nous dépeint, ce n'est pas un autre monde, c'est le nôtre !! Il nous invite à nous poser des questions, à faire le lien, nous-mêmes, avec ce qui nous entoure, ainsi le lecteur n'est pas du tout passif face à ces pages noires de texte. Voilà, il y a comme un lien fort qui unit le lecteur au livre. C'est incroyable comme un écrit si petit peut arriver à dépeindre parfaitement, non pas l'apparence de notre monde mais son essence, son véritable visage. 
    Mais il n'y a pas que cela. Il y a aussi beaucoup de philosophie, et si vous voulez vous y former un peu, je vous conseille de le lire ! Oh, non, Jean Molla ne revendique pas l'oeuvre comme un livre philosophique. Mais quand on lit, on en vient à se poser beaucoup de questions... philosophiques. C'est destabilisant, cette société qui se veut parfaite. Beaucoup de fois on a essayé d'en fonder une... Alors, existe-t-il une société parfaite ? Comment en former une ? L'État doit-il tout se permettre pour bien fonctionner, même si c'est au détriment de la population, pour le bonheur de laquelle il a pourtant été fondé ? Qu'est-ce qui ne va pas dans les utopies déjà proposées ? Pour ma part, j'ai cherché réconfort auprès d'un grand philosophe historique : Machiavel. Il nous livre une belle réponse à cette grande question, et sincèrement, je vous souhaite d'écouter les leçons qu'il nous prodigue ! Autre question : qu'est-ce que l'Homme ? Quel est son destin ? Jusqu'où peut-il se permettre de mener son intelligence ? Cette dernière est-elle un don de la nature, un hasard, et surtout, est-elle là dans un but particulier ?

    En tout cas, il y a là une véritable critique du capitalisme excessif : on oublie que l'État fut créé pour le bien-être des citoyens. Aujourd'hui tout est fait pour qu'une société prospère, même si on ne voit pas que plus il y a du progrès, plus le chômage et la misère augmentent.

    À chacun de se faire une idée en lisant ce livre, que je vous recommande sincèrement. Moi, je lui mettrais 19/20 ! Pas de morale : à vous de la déduire à votre guise, ce qui fait que la lecture de ce livre est très, très personnelle. Et si vous n'avez pas envie de réfléchir, prenez-le comme un bon divertissement, car l'enquête est géniale ! 

     

    Chronique rédigée pour Gallimard Jeunesse, sur leur blog http://groups.skyrock.com/group/8a2m-ON-LIT-PLUS-FORT-Harry-Potter-Fantasy/30

     

     



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    Reckless, de Cornélia Funke

     

    Posé entre tes mains, le livre à la couverture mystérieuse te fixe avec intensité, de son oeil ambré, figé. Il t'appelle cet oeil, il t'intrigue, et tu devines à ses sourcils froncés, à la peau étrangement craquelée qui l'entoure, qu'une ombre planera sur l'histoire. Quelque chose de dramatique... De terrible. Alléchant. Tu ouvres la page cartonnée, tu respires l'odeur du papier, et l'auteure vient te prendre par la main ; elle sait manier la plume, autant pour l'écriture que pour le dessin, et le croquis qui ouvre le chapitre comme une clef, t'aide à entrer dans le monde singulier où vit, depuis plusieurs années, le jeune Jacob Reckless. Quel plaisir de découvrir dans ce livre l'essence à peine modernisée des contes d'Andersen et des frères Grimms, ces contes si sombres venus de l'Est, qui ont bercé ton enfance et t'ont appris la peur. Ce n'est pas commun, un roman qui oublie les elfes, les centaures et les sphinx, et qui cherche à se souvenir des vieilles légendes nordiques, de les ranimer, et d'y apporter une petite touche de la personnalité de l'auteur. Ces licornes si cruelles, ces nains qui ont quitté leurs mines pour les villages, ces sorcières bienveillantes et ces fées malfaisantes... Tu apprécies cette initiative de fuir les clichés, qui reviennent si souvent dans tant d'oeuvres de Fantasy en ce moment !

    Oui, mais tout de même, tu es déçue. Déçue, parce que les chapitres, trop courts, donnent l'impression d'une succession un peu brouillonne de scènes qui auraient pu être mieux étudiées. Les moments de suspense ne sont pas poussés jusqu'à leur comble, ce qui fait que tu es frustrée. Tu n'as pas assez peur, et quand viennent les scènes de bagarre, tout se déroule si vite que tu n'en mesures pas l'importance. Jacob est attachant mais l'on n'a pas le temps de faire sa connaissance, sa manière d'entrer dans le nouveau monde est trop vite racontée et... un peu cliché malheureusement. Le monde derrière le miroir... D'où vient-il, quel est-il, pourquoi derrière ce miroir et pas un autre ? On dirait que l'auteure saute cette étape, met l'histoire du miroir dans un tiroir pour peut-être ressortir l'explication dans les tomes suivants, sauf que tu n'es pas assez intriguée par ce mystère pour en attendre la réponse. Tout va trop vite : le roman commence très, très rapidement, tu es destabilisée car tu n'as pas le temps de te familiariser avec l'univers de Cornelia Funke. Tout va si vite qu'on a parfois l'impression que le livre est une sorte de catalogue des légendes nordiques, ce qui est bien dommage... Enfin, Cornelia Funke écrit bien mais elle a quelques tics de langage qui sont parfois agaçants : trop de phrases très courtes, censées relever la monotonie du texte, mais qui finissent par exaspérer.

    Ainsi, tu es très mitigée. Ce n'est pas que tu n'aimes pas Reckless, non, parce qu'en même temps tu aimerais tellement l'adorer, le dévorer, tant ces légendes te rappellent des choses, des émotions, et tu es si frustrée de ne pas arriver à les ressentir de nouveau, ces émotions... Tu te dis que peut-être les tomes suivants te plairont mieux, tu songes à ces beaux croquis que tu as adoré regarder et dont tu aimerais voir les futurs frères. Et puis peut-être que Reckless s'adresse à un public plus jeune, d'environ onze/quinze ans... 

    Alors tu préfères ne pas trop te prononcer, ne pas dire que tu aimes ou que tu n'aimes pas, tu es trop partagée. Tu attends la suite pour te décider...

     

     

    Chronique rédigée pour Gallimard Jeunesse, sur leur blog http://groups.skyrock.com/group/8a2m-ON-LIT-PLUS-FORT-Harry-Potter-Fantasy/22

     

     

     


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  • Le tome 1 : La Pâle Lumière des Ténèbres, d'Erik L'Homme.

     

    A comme Association, de Pierre Bottero et Erik L'Homme

     

    C'est idiot mais comme les deux auteurs alternent cette série de 8 tomes en en écrivant 4 chacun, avec chacun son héros qui croise l'autre sans toutefois le suivre comme une ombre, j'ai reçu le tome 2 à chroniquer sans qu'il soit pour autant incompréhensible. Le tome 1 n'est pour l'instant pas chroniqué puisque je ne l'ai pas lu, mais quand je le ferai je comblerai ce manque.

     

    Le tome 2 : Les Limites obscures de la Magie, de Pierre Bottero.

     

    A comme Association, de Pierre Bottero et Erik L'Homme

     

     

    Un miracle. Un vrai miracle ! Tu rentres épuisée d'une semaine harassante, lasse de tous ces livres certes intéressants mais si difficiles à lire, à analyser, à étudier, à ficher... Vive la prépa !
    Bref, tu rentres à la maison après une semaine d'absence et là, au creux de ta boîte aux lettres, une surprise de taille t'attend. Quoi, un livre de Gallimard, si vite ?? Mais tu as reçu 
    Reckless il y a moins d'un mois ! Tu aimes cette couverture non corrigée, toute blanche avec son talisman des mages planté au milieu, qui semble avoir été frappé là tel un sceau qui te crie : estampillé Fantasy Grande Qualité, attention, respect oblige ! Ah, Pierre Bottero, Erik L'Homme, tu en as plus qu'entendu parler, de ces deux-là. Tu as découvert Erik L'Homme avec sa trilogie du Livre des Etoiles, que tu avais bien aimé, et on t'a très souvent parlé du Pierre Bottero de La Quête d'Ewilan, mythique, dont tu savais qu'un jour tu ouvrirais les pages...
    Alors évidemment, tu t'es dépêchée de finir ta liste incommensurable de devoirs et tu t'es jetée sur le petit livre d'
    A comme Association, Les Limites obscures de la Magie, à 23h30 (alors que tu avais juré de te coucher tôt...)(tant pis)(le rêve éveillé c'est cool aussi !). Tu t'es laissée emporter par la couverture, la vraie, en petit sur la lettre, qui t'a un peu fait penser à celle de Reine des Eaux, une autre saga de Fantasy que tu as beaucoup aimée... Ca s'annonçait bien !
    La préface t'a bouleversée. Tu savais le drame qui s'était abattu sur Pierre Bottero, pourtant si jeune, et le témoignage d'Erik L'Homme transpirait le deuil et l'énergie du désespoir qui l'a poussé à terminer l'oeuvre de son compagnon d'écriture (quelle belle initiative !). Tu voudrais remercier Erik L'Homme, le soutenir, lui confirmer que son choix est sans aucun doute le bon.

    Alors tu commences à lire, au summum de l'impatience. Et tu n'es pas déçue. Autant tu n'aimes pas en faire des tonnes quand un écrit ne te plaît pas, autant là tu ne peux que tirer ton chapeau à Pierre Bottero (et certainement à Erik L'Homme, d'autant plus que son tome a l'air tout aussi génial) qui nous entraîne dans un monde complètement excentrique, et qui pétille plus encore à travers les yeux de son étonnante héroïne, la belle mais ultra-brutale Ombe-au-nom-qu'elle-est-sûre-d'être-seule-à-porter (quoique, peut-être plus pour longtemps, car je parie que quelques rares chanceux hériteront bientôt du prénom dont les charmes ont séduit ses parents). Oui, c'est un roman qui pète le feu ! Tu es sûre qu'à chaque nouvelle page tu as droit à un nouveau forfait aléatoire de rires gratuits, et tu sais le consommer avec bonheur ! C'est drôle, d'habitude les livres ont moins d'humour ! Ici, terminée la gloire un peu trop cliché des institutions magiques : le siège de l'Association trône fièrement au deuxième étage d'un immeuble aux fragrances que tu soupçonnes d'appartenir à un troupeau de toilettes SDF planquées derrière le comptoir de l'accueil, et les Agents plus ou moins compétents, très souvent des "blaireaux" comme le souligne avec finesse (-_-) notre chère Ombe, ont libre accès à la salle d'armurerie du moment qu'ils évitent les vieilles mégères du premier étage, dont l'activité favorite consiste en un jeu que même le dieu des jeux ne connaît pas... 
    Quant à Ombe, la reine des casses-cou qui n'a peur de rien, elle est une quiche fieffée en Magie et a une fâcheuse tendance à agir avec des gros sabots vite fait mal fait (mais fait au moins, c'est déjà ça !).
    Et que dire de Monsieur Walter, le chef le plus inquiétant de tous les magiciens connus jusqu'alors, avec son goût prononcé pour les associations (tiens donc) de vêtements hideux aux couleurs ... enchanteresses, dirons-nous ? Question discrétion, lui qui la prône à tout va, il devrait peut-être d'abord revoir l'inventaire de sa garde-robe !

    Enfin bref, tu a-do-res. Tu es conquise. C'est sûr, c'est un peu trop court, tu aimerais rire encore et puis, quand-même, connaître la suite de l'histoire (parce qu'il y en a une, si si ! Et même un peu de suspens !). Tu aurais aimé que Pierre Bottero entende la joie qu'il a procurée, qui sait ? peut-être est-ce le cas...

    En tout cas tu souhaites bonne lecture à tous, et sincèrement, tu conseilles chaudement à tous ceux qui ont besoin d'une bouffée d'air frais (et ils sont beaucoup je crois !), à lire 
    A comme Association. De ton côté tu te précipites dans la librairie la plus proche acheter Le premier tome ! Tu le dévoreras, même si pour ça tu dois sacrifier une de tes nuits.

     

     

    Chronique rédigée pour Gallimard Jeunesse sur son blog http://groups.skyrock.com/group/8a2m-ON-LIT-PLUS-FORT-Harry-Potter-Fantasy/16

     

     


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